Chapeau quand même Lafourcade !
è Le montpelliérain n’avait encore jamais réussi de trplé chez les professionnels
Il s'en souviendra forcément ! Mais hélas, il sera peut-être l’un des seuls. Hier, face à la défense de la troisième meilleure équipe du championnat de France de Ligue 1, Jérôme Lafourcade a réussi le premier triplé de sa carrière professionnelle.
Trois "pions" ! Et quels "pions" ! Le premier sur un centre en retrait de Delaye ; les deux autres sur des services de Montano et Cissé. Du bon boulot de "pro" assorti d’une prestation d’ensemble plus que satisfaisante. « Le problème, c’est que pendant ce temps, Rennes en a mis cinq au fond. Et ce sont les Bretons qui joueront les demi-finales. Nous, on devra se contenter de préparer le match à Grenoble », lâche l’avant-centre du Montpellier-Hérault, les yeux encore humides. L’émotion est palpable. Et ce ne sont pas les mots rassurants du président Nicollin qui ont mis du baume au cœur des Montpelliérains. « Il a parlé de fierté, de vertus et de La Paillade. C’est bien qu’il ait apprécié. Mais nous, on en voulait plus. Marquer trois buts ici à Rennes et perdre, c’est quand même rageant. »
Rageant comme ce duel perdu avec Isaksson, en milieu de première période, qui aurait pu tout changer. « J’ai pensé à la piquer », se souvient le Montpelliérain, auteur de quatre buts en championnat de Ligue 2, « mais il est très grand et j’ai préféré jouer entre les jambes. Il a eu le bon réflexe. Si je mets celui-là, c’était peut-être dans la poche…»
Trois buts et une tonne de déception. Il n’oubliera pas de sitôt ce voyage en Bretagne Jérôme Lafourcade, mais il trouvera néanmoins la force de rebondir. Juste comme ça… « Nous devons nous appuyer sur ce genre de prestation pour avancer et préparer le futur », insiste t-il.
Et si finalement, le premier triplé professionnel de l’attaquant montpelliérain marquait le point de départ d’une nouvelle aventure. Celle-ci tournée vers la Ligue 1… Jérôme Lafourcade se plaît tellement au stade de la Route de Lorient.
Il serait dommage de ne pas y revenir très vite.
Extrait du Midi-Libre, du 13 Avril 2006.